dominique albertelli – du 18 septembre au 17 octobre 2020

Dominique Albertelli, Le murmure de l’air, la violence et la douceur

Du 18 septembre au 17 octobre 2020

Dominique Albertelli vit et travaille à Paris
Née en France, Dominique Albertelli a beaucoup voyagé dès son enfance, notamment dans l’Océan Indien et plus tard en Amérique du Sud et en Amazonie. Après avoir suivi un cursus universitaire d’Ethnologie, elle a vécu plusieurs années avec deux tribus amérindiennes sur le fleuve Oyapok. De retour à Paris, elle a suivi les cours de l’Ecole Boulle de 1986 à 1990.

Dominique Albertelli travaille principalement la peinture monumentale et le dessin dans une nouvelle figuration tendue et épurée, plutôt énigmatique. Son travail investit différentes formes de présentation en renouvelant les modalités de production et de présentation : objets, œuvres virtuelles interactives, installations, interventions pérennes dans l’espace privé et public. Ceci s’effectue sans rupture, dans la même logique thématique. Ses nombreux voyages, ainsi qu’un séjour de plusieurs années en immersion totale dans les tribus amérindiennes d’Amazonie, ont indéniablement marqué sa pratique artistique.

En tant que plasticienne depuis, elle interroge l’humain dans toute sa complexité. Son travail passe entre autre par une introspection critique ainsi que par une analyse des relations humaines. Tout en s’échappant des représentations traditionnelles, celui-ci concilie des positions apparemment contradictoires.

La représentation apparait et disparait sur des fonds monochromes. Des formes abstraites, organiques, flottent dans l’espace et semblent interagir avec celle-ci. Elles instaurent un questionnement critique dans l’esprit du spectateur et évoque des champs de pensées in- conscientes.

Dominique Albertelli s’appuie sur ses couleurs pour renforcer l’impact de ses pensées. Son travail se présente comme une galerie de portraits d’anonymes mettant en avant l’intérêt qu’elle porte à la problématique de l’identité. Elle interroge la figure humaine dans toute sa complexité. Entre humain et animalité s’élaborent des questions de contradictions intérieures, d’absence et de présence. Le mouvement du dedans/dehors et la notion du temps sont constamment présents. Ses œuvres montrent les passages successifs de l’individuel à l’universel. Cette thématique est, d’ailleurs, alimentée en référence à Arthur Rimbaud : « Je est un autre ». Soi et autrui, identité et différence : l’altérité reste au centre de ses préoccupations.

Devant ses œuvres, le spectateur est à la fois attiré et intrigué, comme devant une force, une apparente douceur, une étrangeté. Le paradoxe, ici, transfigure. La magie qu’elle possède est d’emmener, dans son propre espace imaginaire et créatif, tous ces éléments comme des énergies positives tout en gardant un regard, une réflexion et une intériorité très personnels. Ainsi, les figures, dans son travail, sont à la fois miroirs d’elles-mêmes et polymorphes de nous tous.

Pour Dominique Albertelli, l’art se fait philosophie.