Conversation avec Christian Bonnefoi

Extrait / ArtsHebdoMédias

Christian Bonnefoi pratique la peinture comme d’autres prient. « Parce que la forme recherchée est un ajustement perpétuel, toujours remis en question, d’une volonté et d’un désir, les miens, qui passent par la matière, seul milieu où ils peuvent s’étendre. » La curiosité est piquée, il faut aller plus loin dans l’exploration de cette pratique réflexive et artistique. « Qu’est-ce que la peinture ? » La question est au centre et l’œuvre se déploie en autant de réponses qu’il y a de chemins qui bifurquent chez Borges. Belle opportunité pour ArtsHebdoMédias de poursuivre ses conversations. Celle d’aujourd’hui se développe à partir d’Odradek, personnage tiré d’une nouvelle de Kafka. Elle réunit donc Christian Bonnefoi, qui vient de réaliser une exposition autour de cette créature-personnage-objet, au Centre d’art contemporain Bouvet-Ladubay, à Saumur, et Norbert Hillaire, avec lequel nous nous sommes entretenus récemment à propos de son dernier livre sur la réparation dans l’art (1). Odradek n’est pas seulement un prétexte à exposer, c’est pour les protagonistes de cette discussion une clé de réouverture de la modernité, pensée à partir d’une créature en laquelle convergent les arts. La peinture et la littérature, en particulier. Lecture allant, vous découvrirez plusieurs extraits de Brouillon d’Odradek, un texte signé par Christian Bonnefoi, et publié en regard de Collapsologie, suite de versets du poète Pascal Bacqué, à l’occasion de l’exposition de Saumur. A noter que Norbert Hillaire et Christian Bonnefoi participeront au live organisé par ArtsHebdoMédias pour le lancement d’OMNI, du 16 au 19 décembre, au 24Beaubourg, à Paris, et sur les réseaux. Occasion pour les deux complices de performer leur écriture et leur pensée à l’oral et en direct !

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