Galerie D.X


Tout commence par la fin d’un voyage au long cours après lequel Yohann Gozard décide de se consacrer à la photographie. Il dissocie son travail du rêve de destinations lointaines pour s’attacher au réenchantement de son environnement direct, par l’errance automobile et le temps long. Presques exclusivement nocturnes, ses images sont les captures recomposées d’apparitions hallucinées au détour des routes. Elles stratifient l’expérience du temps qui s’étale, elle construisent dans des espaces génériques et anonymes des paysages singulièrement intimes. Car dans le noir enveloppant de la nuit, pas d’horizons : la lumière seule définit la portée du regard et l’espace visible, recomposant au gré des lampadaires quelques îlots de paysages isolés, autant de décors oniriques, de scènes de théâtre, de plateaux de cinéma et d’histoires possibles qui adviennent dans la banalité routinière des paysages du quotidien auquel nous ne prêtons qu’une attention résiduelle et sans désirs.

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Version FR | EN Version — Traduction Louise Jablonowska