Galerie D.X


Car chez Patrick Loste, il en va des hommes comme des lieux qui, loin de s’individuer en des êtres et des sites singuliers, nous ramènent à un certain état originel du monde, à des formes primitives : sortes d’archétypes d’où peut surgir , par dérivation, la multiplicité. Nous l’avons dit au début : ici les formes ne naissent pas dans la peinture, mais y donnent lieu. 
Ainsi le cavalier : la figure chère au peintre. Faut-il rappeler que nous sommes là près de l’Espagne et que sans doute, ces silhouettes nées de quelques traits vifs dialoguent en peinture, avec d’autres oeuvres peintes, non loin, par d’autres artistes, il y a longtemps ? Tout cela est juste, incontestable, mais insuffisant, si ce n’est réducteur.
Car Patrick Loste ne fait pas une peinture de la confidence biographique ou de la référence savante. Ces toiles ne sont pas des récits mais des lieux. Et si la comparaison jusqu’a nous de l’art des cavernes de la préhistoire. Moins pour la ressemblance physique - couleurs de terre, utilisation des accidents du support - que pour cette façon de pratiquer un art sans anecdote, un art ou la figure, comme isolées dans le temps, crée un espace que l’on appelle peinture. Un espace où se mouvoir. Un espace qui tel un appel, convoque le spectateur.

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Version FR | EN Version — Traduction Louise Jablonowska