Galerie D.X


Le Galerie D.X a le plaisir d'annoncer l'ouverture de son espace à Bordeaux

13 septembre - 19 octobre 2013

Traits... and stories

/ La peinture de Philippe PASQUA, on la reçoit comme un choc physique mais aussi comme une vision à la fois explosive et incisive. Les gestes amples de l’artiste le font vibrer dans une danse où alternent brutalité et finesse, transe et lucidité. Pour cette exposition le choix des œuvres s’est orienté vers une sélection de grands dessins dans lesquels le visage, le corps et le motif de la vanité, thème récurrent chez Philippe Pasqua, y deviennent halo, brume, fumée, trait, vibration. Il ne s’agit plus tant de chair et de matière que de contours esquissés et de textures délicates... des œuvres, « palimpsestes », sur papier, mêlant techniques sérigraphiques, impressions et peinture, où l’artiste revient sur ses propres travaux en les maculant de couleurs ou en les redessinant.

/ Luc DETOT nous offre des visages sans yeux, qui parviennent cependant à s’inscrire dans notre mémoire, comme par persistance rétinienne. Le modèle est invité à se livrer à un exercice d’introspection : immobile et raidi il se refugie au centre de lui même. L’absence de regard compensé par une expressivité énergique, donne une présence certaine à la représentation. De cette manière l’artiste prend à contre pied le jeu du regardeur –regardé, tel qu’il se pratique classiquement dans l’art du portrait, puisque ici le modèle, lutte pour ne pas voir ceux qui le regardent, et rompt ainsi avec la tradition.

/ Pour cette exposition Michèle ROBINE à fait le choix d’ œuvres en noir et blanc, magnifiées par l’encre ou l’acrylique et des œuvres de grande taille, transfigurées par la matière et la couleur, réalisées sur papier ou fibre de verre. Son univers, la figuration subjective, allie avec subtilité un gout pour le spectaculaire ainsi que le pour le vulnérable, articulés autour de la thématique proposée : celle du visage. Son travail en noir et blanc est le fruit de croquis réalisés à la volée, qui deviendront de grands dessins à l’encre. La fibre de verre quant elle, apporte des mises en irisations ainsi que des jeux de lumière créés par la transparence. Michèle Robine bouscule les certitudes par ses visages et leurs stigmates, en une vision où alternent brutalité charnelle et finesse.


Version FR | EN Version — Traduction Louise Jablonowska