Barbara Schroeder

Jamais, Barbara ne s’est inquiétée de choisir entre la figuration ou l’abstraction. Qu’il s’agisse de compositions murales, de collages, de natures mortes ou de paysages, l’œuvre se développe naturellement. Il suffit qu’elle soit porteuse de sens et d’émotion. Il en est ainsi des souvenirs de Patagonie qui donnent lieu à des recherches matiéristes légères et délicates. Sur des fonds métalliques oxydés et fluides s’accrochent des lambeaux de terres mousseuses. Des arbres rares pliés par le vent, quelques minuscules animaux brouteurs de lichens suggèrent l’immensité de la steppe. En surimpression grise (souvenir des collages ?), deux silhouettes de voyageurs observent le disque de la lune, claire allusion à ces personnages de Gaspard David Friedrich contemplant la mer, les nuages ou l’astre de la nuit qui les confrontent à la puissance divine et les confirment dans l’espérance de la Rédemption.

extrait d’un texte de Robert Couster / Professeur d’Histoire de l’Art à l’Université de Bordeaux III

Expositions à la Galerie DX

Presse

Sud Ouest, octobre 2019
Maryan Charruau, « Le Mur de la honte et de l’attente de liberté »

L’Art Vues, 2018

Junkpage, décembre 2017
Cécile Broqua, « Dreamtime »

Vidéos