Mahi Binebine

L’œuvre de Mahi Binebine, présente dans de nombreuses collections publiques et privées, est régulièrement exposée lors de foires internationales, biennales, en Europe comme aux États-Unis. Toile après toile, l’artiste Mahi Binebine parle de la dureté de la condition humaine : masques entravés, bâillonnés, lacérés, corps humains emboités, enlacés, écrasés jusqu’à l’humiliation, évoquent l’indicible souffrance humaine. Récit cauchemardesque des obsessions et déchirements de l’artiste, chaque tableau crée une vive émotion douloureuse. Mais l’artiste refuse le pathos, et sont mis en œuvre tous les moyens pour dire ce qu’il y a à dire, sur un mode feutré, murmuré, tendre et poétique à la fois : les formes humaines sont silhouettées, esquissées pour certaines ; le dessin évoque autant la violence et l’horreur imposées, que la danse des corps enlacés ; enfin les couleurs, matières et pigments – indigo et mauves délicats, ocres et rouges profonds et chaleureux – denses et lumineux évoquent les fresque anciennes…. L’ambigüité règne, légère et énigmatique, troublante par le silence et les non-dits.

Expositions à la Galerie DX

Biographie

Mahi Binebine est le peintre le plus connu au Maroc mais est aussi romancier.

D’abord professeur de mathématiques, il abandonna très vite l’enseignement pour se consacrer à la peinture, la sculpture et à l’écriture avec un premier ouvrage paru en 1992. Il a depuis publié dix romans. Les Étoiles de Sidi Moumen (Flammarion 2010 ; J’ai lu 2013) a été traduit dans une dizaine de langues et adapté au cinéma par Nabil Ayouch (Les Chevaux de Dieu, primé à Cannes).

Né en 1959 à Marrakech, Mahi Binebine s’installe à Paris en 1980 pour y poursuivre ses études de mathématiques, matière qu’il enseigne pendant huit ans. Puis il se consacre à l’écriture et à la peinture. Plusieurs de ses romans sont traduits en une dizaine de langues. Il émigre à New York de 1994 à 1999. Ses peintures font partie de la collection permanente du musée Guggenheim de New York. Il revient à Marrakech en 2002 où il vit et travaille actuellement.

Presse

Libération, 31 mars 2017

Frédérique Roussel, « Mahi Binebine Le fou du roi »

 

Le Monde, 23 mars 2017

Florence Noiville, « Le double visage de Mahi Binebine »

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